Plus de 5 000 tonnes de poussière spatiale tombent sur Terre chaque année

Ciel étoilé avec bande floue de la Voie lactée et de nombreuses stries lumineuses courtes et étroites.

Voir sur les photos de la communauté ForVM|Chirag Bachanià Marathan, Texas, a capturé cette photo de la pluie de météores des Géminides le 14 décembre 2020. Il a écrit : « La pluie de météores des Géminides a produit un spectacle spectaculaire avec plus de 100 météores par heure au pic vers 2 heures du matin, heure locale, le 14 décembre. Cette image affiche plus de 40 météores capturés tout au long de la nuit à partir d'unBortle Classe 1ciel sombre à Marathon, Texas. La plupart des météores ont duré plus de 2 secondes et étaient généralement verts et bleus. » Merci Chirag !

Selon un nouvel article, plus de 5 000 tonnes de poussière spatiale tombent sur Terre chaque année. L'étude,publié15 avril 2021, dans leÉvalués par les pairsjournalLettres des sciences de la Terre et des planètes, est le résultat d'une collection de 20 ans de particules extraterrestres réalisée près de laStation de recherche Concordiaen Antarctique par une équipe internationale de chercheurs.

Poussière decomètes et astéroïdespleut constamment sur notre planète. Lorsque ces minuscules morceaux de poussière et de roche traversent notre atmosphère, ils brûlent généralement et la traînée de lumière de courte durée formée par les débris en feu s'appelle un météore.

Si le météore ne brûle pas complètement, la partie restante frappe la Terre et est alors appelée météorite. Un type spécial de minuscules météorites est connu sous le nom demicrométéorites: particules de quelques dixièmes à centièmes d'unmillimètreen taille.

Les micrométéorites sont toujours tombées sur notre planète. L'objectif de la nouvelle recherche était de déterminer quelle quantité de cette poussière interplanétaire atteint la surface de la Terre chaque année.

Pour collecter et analyser des micrométéorites, les chercheurs ont entrepris six expéditions au cours des deux dernières décennies, près de la station franco-italienne Concordia, sur l'Antarctique.Dôme C, l'un des nombreux sommets ou « dômes » de la calotte glaciaire antarctique. Le dôme C est situé au cœur de l'Antarctique, à environ 1 100 km à l'intérieur des terres. Dôme C est un endroit idéal pour collecter des micrométéorites, les chercheursmentionné, en raison de la faible accumulation de neige et de la quasi-absence de poussière au sol.

Carte de l

À gauche, l'emplacement de la station de recherche Concordia au Dôme C en Antarctique. A droite, une vue d'une tranchée où des micrométéorites ont été collectées. Image viaScienceDirect/ J. Rojas et al.



Co-auteur de l'étudeJean Dupratest cosmochimiste au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Dupratdit Popular Science:

L'Antarctique central est un désert. C'est donc totalement isolé.

Ces six expéditions distinctes ont permis de collecter suffisamment de particules extraterrestres, de tailles comprises entre 30 et 200 micromètres, pour mesurer leur flux – la masse ajoutée à la Terre – par an.

Selon undéclarationdes chercheurs :

En appliquant ces résultats à l'ensemble de notre planète, l'afflux annuel total de micrométéorites représente 5 200 tonnes par an. C'est la principale source de matière extraterrestre sur notre planète, loin devant celle d'objets plus gros comme les météorites, dont le flux est inférieur à dix tonnes par an.

La comparaison du flux de micrométéorites avec les prédictions théoriques confirme qu'une majorité provient très probablement de comètes (80 %) et le reste d'astéroïdes.

Cylindres blancs avec dessus noirs debout dans une grande tranchée de neige.

Collection de micrométéorites dans les régions centrales de l'Antarctique, au Dôme C, en 2002. Image via Jean Duprat/ Cécile Engrand/CNRS.

Une goutte grise qui ressemble à un nuage, sur fond noir.

Micrographie électronique d'une micrométéorite Concordia extraite des neiges de l'Antarctique au Dôme C. L'échelle affichée (ligne horizontale) de dix micromètres (µm) est égale à 0,01 millimètre, soit un centième de millimètre (environ un millième de pouce). Image via Cécile Engrand/ Jean Duprat/CNRS.

Conclusion : une étude, basée sur 20 ans de collecte de particules extraterrestres en Antarctique, a conclu que plus de 5 000 tonnes de poussière spatiale tombent sur Terre chaque année.

Source : Le flux de micrométéorites au Dôme C (Antarctique), surveillant l'accrétion de poussières extraterrestres sur Terre

Par le CNRS

Via la science populaire